Société

Lundi 30 décembre 1 30 /12 /Déc 15:30

 

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Pensées animales : Manifeste pour l’anti-spécisme, le végétarisme, le droit et la libération des animaux, est un livre qui traite de plusieurs thèmes concernant le végétarisme, les droits des animaux et les animaux de ferme. Après plus de 10 ans au Canada et au sein de plusieurs organisations locales de défenses animales, j’ai pu avoir une expérience du travail militant et participer à des campagnes d’éducation et d’actions directes contre des industries. Celle du foie gras, de la vivisection, de la fourrure : j’ai regroupé quelques idées qui relatent mes expériences au Canada mais aussi des analyses de sujets à controverses comme le végétarisme, l’abattage rituel religieux, les relations des médias avec certains mouvements militants.
Ces textes se présentent comme un recueil pamphlétaire et d’essais.

Préface de Christophe Marie, Porte-parole de la Fondation Brigitte Bardot

 

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Par David Ruffieux - Publié dans : Société - Communauté : Défense Des Animaux
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Samedi 13 avril 6 13 /04 /Avr 03:04

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Plus de 2400 rhinocéros ont été abattus en Afrique depuis 2006. L’espèce peut disparaître du continent d’ici quelques années.  
 

Le végétarisme est une pratique alimentaire excluant la consommation  de chair animale. Ceci est une définition simple mais on peut exclure tout autant, laitages, fromages, et tout produit d’origine animale, ce qui est plus contraignant d’autant plus dans une société de culture « viandarde » telle que la nôtre, où il est commun d’accompagner non seulement une pièce de viande à tous les repas, mais notre gastronomie fait la part belle aux fromages et aux produits laitiers ; ne pas honorer ces plats d’une franche approbation au repas offert est suspect et soulève souvent des interrogations, inquiétudes et regards pénétrants. Nous nous plongeons maintenant dans l’histoire du végétarisme qui est millénaire. Le régime végétarien est d’abord prôné depuis les philosophes indiens (Hindous, Jaïns et Bouddhistes) dans l’Ahimsa, qui défend le respect de la vie et la non violence. Rappelons-nous l’adage, de ne pas faire à autrui ce qu’on n’aimerait pas qu’on nous fasse... Tout semble partir de cette observation. Les premières mentions écrites de l'Ahimsa dans la philosophie indienne remontent aux écritures védiques quelque 800 ans avant l’ère chrétienne. Ahimsa, en sanskrit veut dire « non nuisance » ou la volonté de ne pas faire souffrir les créatures sur un plan aussi physique que psychique. On représente l’Ahimsa dans la tradition populaire indienne, spécialement dans le jaïnisme et l’hindouisme, par une lionne et une vache qui se désaltèrent à l’eau d’une source, avec un lionceau choisissant de boire aux pis de la vache, tandis que des veaux tètent aux mamelles de la lionne. Selon le sage Vyasa, « l'Ahimsa consiste à ne jamais blesser, en aucune manière, une créature vivante quelle qu'elle soit ». En plus d’être une vertu, il s’agit d’un des fondements politiques de toute la société hindoue en tant que devoir de ne pas nuire à autrui et personnifié par la déesse de la non-violence, épouse du dieu Dharma et mère du dieu Vishnou.

 

Dans le bouddhisme, le terme Ahimsa n’apparaît pas dans les textes anciens mais les moines s’ils condamnent le meurtre des êtres vivants avec moins de fondamentalisme que les Jaïns, ils doivent néanmoins respecter le premier des préceptes de conduite morale, qui est aussi le plus important, celui de ne pas prendre la vie d’un être sensible. À noter que le commerce de la viande fait partie de métiers qui ne sont pas considérés comme des moyens justes d’existence. On trouve deux courants dans le bouddhisme. Dans la tradition theravada, le végétarisme n’est pas obligatoire, mais l’acte de tuer est mauvais pour son karma, quand il remplit ses conditions : cela concerne un être vivant, humain ou animal ; il y a connaissance consciente qu’il s'agit d'un être vivant ; il faut une intention de tuer ; l’acte de tuer se fait par quelque moyen que ce soit, et la mort en résulte. Tuer est justifié dans le cas d’autodéfense, ou d’une juste guerre visant non pas à attaquer, mais à se défendre contre un assaillant. Dans le bouddhisme mahayana, le fait de tuer un animal tout comme l'intention de le tuer est condamnable. La non-violence est intégrante des vœux du bodhisattva dont le travail est d’assister tous les êtres à trouver leur délivrance. Ce qui est singulier dans cette vocation à la non-violence est cette volonté d’affirmer l’égalité des êtres devant la dignité puisque chacun a, en soi, la nature de Bouddha. Ce qui inspira d’ailleurs Mahatma Gandhi a formuler que : « La vie d’un agneau est aussi importante que celle d’un être humain. J’estime que, moins une créature peut se défendre, plus elle a droit à la protection de l’homme contre la cruauté humaine. » Ce dernier a d’ailleurs introduit la notion d’Ahimsa en Occident, avec le docteur Albert Schweitzer, médecin humanitaire, théologien et philosophe qui va promouvoir au XIXième siècle, le végétarisme et la non-violence autour de laquelle s’articule toute sa philosophie. Dans La civilisation et l’éthique, il écrit : « Je suis vie qui veut vivre, entouré de vie qui veut vivre. Chaque jour et à chaque heure cette conviction m’accompagne. Le bien, c’est de maintenir et de favoriser la vie ; le mal, c’est de détruire la vie et de l’entraver. »

 

Durant l’Antiquité, les philosophes grecs sont végétariens, autant par compassion et respect envers le vivant, que par hygiène de vie et besoin spirituel. Il s’agit d’une abstinence purificatrice qui vise à élever l’âme, essentiellement dans l'orphisme, le pythagorisme et aussi chez les disciples d’Empédocle. Parmi les nombreuses règles que s’imposent les philosophes, on y trouve des règles de diététiques qui excluent, par exemple dans le cas des pythagoriciens, la consommation de tout ce qui peut représenter la vie, comme les oeufs, le coeur, ou la moelle. Il s’agit d’un végétarisme qui peut être sélectif. Empédocle, un philosophe et médecin grec du Vième siècle avant notre ère, également pythagoricien, semblerait avoir encourager le végétarisme, d’après les textes du livre Contre Les Dogmatiques, où il est possible d’y trouver la motivation des disciples : « Unique est le souffle qui parcourt tout l'univers à la manière d’une âme et qui nous unit à ces êtres. C’est pourquoi, en les tuant, en les mangeant, nous commettons une injustice et une impiété, car nous détruisons des congénères. En conséquence de quoi ces philosophes ont conseillé de s’abstenir de ce qui a vie et ils ont imputé une impiété aux hommes qui rougissent de carnage chaud, l’autel des Bienheureux. Empédocle dit : Cessez donc ce massacre aux clameurs funestes. Ne voyez-vous pas que vous vous entre-dévorez dans l’inconscience de votre esprit ? » On compte aussi parmi d’autres personnalités grecques, les adeptes du végétarisme tels que Platon, Théophraste, Plutarque, et les poètes latins Virgile, Ovide et Horace. Selon Plutarque, qui eût une grande influence sur la littérature européenne, dans son traité sur les animaux, il conclut que si les humains ont dû manger les animaux, ce fut d’abord par nécessité, puis il explique plus loin : « Nous, civilisés, nous qui vivons sur une terre cultivée, riche, abondante, nous n’avons aucune raison de tuer pour manger. Mais rien ne nous émeut, ni la belle couleur, ni la douceur de la voix accordée, ni la subtilité de l’esprit, ni la netteté du vivre, ni la vivacité du sens et entendement des malheureux animaux, ainsi pour un peu de chair nous leur ôtons la vie, le soleil, la lumière, et le cours de la vie qui leur était préfixé par la nature.» Une observation qui reste toute contemporaine, si l’on n’en juge d’abord l’abondance des choix de nos sociétés modernes actuelles et l’indifférence de celles-ci pour la vie animale, marginalisée dans des espaces en dehors de notre conscience.  

 

Nombreux sont les penseurs juifs, chrétiens et musulmans qui ont défendu le végétarisme par respect pour les créatures divines que sont les animaux. Pour eux, la consommation de chair animale contredit les valeurs et les enseignements fondamentaux des saintes écritures qui préconisent selon eux, le respect, l’amour et l’assistance. Ce qui était perçu comme de graves violations des lois et des préceptes divins et miséricordieux en faveur des animaux, au temps des saints et des prophètes, ne devrait qu’indigner davantage les responsables religieux d’aujourd’hui. En effet, si ces derniers veulent bien juger de l’envergure du massacre des animaux, et du développement des fermes industrielles où s’entassent et souffrent des créatures, sensibles et intelligentes, attendant une mort plus ou moins humaine, ils condamneraient ces pratiques. Pourtant, ce n’est pas le cas. Il est évident même pour les profanes des grandes religions monothéistes, comme moi, que les écritures saintes montrent dans différents passages, la nécessité de traiter les animaux avec humanité, et que faillir à ce devoir est une faute grave aux yeux du divin.  Dès les premiers siècles du christianisme, les prêtres et les moines vivant dans l’imitation du Christ, décrivait déjà l’alimentation carnée comme une pratique cruelle et contre nature pour les Chrétiens, voici d’ailleurs ce que dit Saint Jean Chrysostome (345-407) à ce sujet : « Nous imitons les mœurs des loups, des léopards, ou plutôt nous faisons pire qu’eux. La nature les a faits pour qu’ils se nourrissent ainsi, mais Dieu nous a dotés de la parole et du sentiment de l’équité, et nous voilà devenus pires que les bêtes sauvages. Nous, les dirigeants chrétiens, pratiquons l’abstinence de la chair animale. » Saint Benoît, lorsqu’il fonda l’ordre monastique des bénédictins en 529, demandait à ses moines de consommer des aliments végétariens comme nourriture de base. Beaucoup de ces ecclésiastiques, au début du christianisme, vécurent en se nourrissant de façon végétarienne et conseillèrent aussi de le faire. Saint Clément d’Alexandrie (140-220) nous parle du végétarisme des apôtres : « En effet, où trouver une telle multiplicité d’aliments sains qu’à l’intérieur d’une simplicité parcimonieuse : légumes verts, racines, olives, condiments, lait, fromage, fruit et chaque type d’aliments séchés ? Les aliments préférés sont ceux qui peuvent être consommés directement, sans utiliser le feu, parce qu’ils sont toujours prêts et qu’ils sont les plus simples. Pour cela, l’apôtre Matthieu vivait de graines, de fruits à peau dure et de légumes verts, sans viande. Et Jean, qui exerçait la parcimonie au niveau le plus absolu, mangeait des germes de feuilles et du miel sauvage. Je crois néanmoins que les sacrifices sanglants ont été inventés uniquement par des personnes qui cherchaient un prétexte pour manger de la viande, ce qu’ils auraient ainsi pu faire sans ces opprobres devant dieu ! » Les Chrétiens dans leur adoration du Christ, leur voeu de simplicité, étaient des végétariens pacifiques qui étudiaient les écrits des saints des premiers temps du christianisme, préconisait la compassion, et en particulier l’abstinence de la chair. Néanmoins tous les Chrétiens ne considèrent pas qu’il faille être un végétarien pour être chrétien. La controverse du végétarisme apparaît dans les lettres de Paul, pour qui cette question du végétarisme ne devrait pas diviser les Chrétiens. Malheureusement pour les Chrétiens végétariens, les lettres de Paul furent popularisées dans l’Ancien testament, et devinrent l’orthodoxie non végétarienne de l’Eglise, bien que Paul fût une figure controversée en son temps. Quant à Jésus, il était très probablement végétarien, vivant simplement et prônant une vie de non violence selon la loi de Dieu ; il était défavorable aux sacrifices qui se déroulaient dans les temples juifs, qui ressemblaient davantage à des boucheries qu’à des lieux de culte comme on peut l’imaginer aujourd’hui. Les preuves les plus solides de la vie de Jésus attestent de sa crucifixion par les Romains. Au départ de la dispute avec les temples juifs, se trouve sa volonté de détruire les lieux où se pratiquait le sacrifice rituel animal. Jésus était en opposition radicale avec cette pratique frauduleuse, pour laquelle les juifs extorquaient les animaux des marchés pour les sacrifier aux temples. Dans Matthieu 21 : 12-13 on lit : « Jésus entra dans le temple de Dieu. Il chassa tous ceux qui vendaient et qui achetaient dans le temple; il renversa les tables des changeurs, et les sièges des vendeurs de pigeons. Il leur dit : « Ma maison sera appelée une maison de prière. Mais vous, vous en faites une caverne de voleurs. » Cette agitation au sein du temple précipita la chute de Jésus et Pilate, le gouverneur romain le fit condamner à mort. Ce qui ressort de l’étude des textes bibliques, c’est que rien n’impose aux Chrétiens de manger de la viande. Cependant, il est devenu évident que le niveau de violence auquel en sont arrivé les humains envers les animaux ne se conforme aucunement au message de Dieu invitant au respect et à la bienveillance envers toutes les créatures. Nous avions le choix de suivre le pas de Jésus. 

 

À l’instar des premiers Chrétiens, la cruauté envers les animaux est contraire à l’Islam. Le prophète Mohammed rapporte que pour un homme ayant donné à boire à un chien assoiffé, Dieu lui pardonna ses péchés pour cette action. On demanda alors au prophète : « Ô messager de Dieu, sommes-nous récompensés pour le bien que nous faisons aux animaux ? Et Dieu répondit : « Pour toute créature vivante, il y a une récompense à qui leur fait du bien. » La cruauté animale est également contraire au Judaïsme. Le concept juif de tsaâr baâlei ‘haïm, traduit l’obligation de ne pas causer de souffrance aux animaux, mais combien de juifs vivent-ils en accord avec cet enseignement divin ? Selon le Grand Rabbin d’Angleterre J.H. Hertz: « C’est une des gloires du judaïsme que, des milliers d’années avant aucun autre, furent totalement reconnus nos devoirs envers les animaux. » Il est absolument clair que la préoccupation pour le bien-être des animaux est une obligation pour les Juifs. Pourtant, il faut se rendre à l’évidence que la façon dont les animaux sont traités de nos jours, dans les fermes industrielles et les abattoirs du monde, viole complètement les enseignements juifs. Il faudra bien réaliser, un jour, qu’aucune de ces trois grandes religions n’a pu faire faire vivre ses pratiquants selon des préceptes de non violence et de compassion, tels que les saintes écritures les décrivent. C’est pour moi le signe de la faillite morale des grandes religions de l’Occident, et son plus grand échec. En ne parvenant plus à cultiver la compassion et à faire croître dans le coeur des humains, le respect jusqu'aux plus vulnérables parmi toutes les espèces animales qui souffrent de la tyrannie du genre humain, les religions ont abandonné l’humanité à son sort, laissant à la dérive l’aventure humaine, portées naturellement vers les pires abominations, les abattoirs, les guerres et la logique funeste des camps de concentration. Je ne peux que reprendre l’idée de Claude Lévi-Strauss selon laquelle, pour le citer: « L'homme, commençant par respecter toutes les formes de vie en dehors de la sienne, se mettrait à l'abri du risque de ne pas respecter toutes les formes de vie au sein de l'humanité même. » Nous avons misérablement failli à la tâche, malgré plus de 2000 ans de traditions religieuses et de discours pieux, nous avons éclipsé les discours des premiers sages, pour créer un monde d’une violence incomparable ; l’assujettissement des animaux dans un univers concentrationnaire et opaque, sa négation quotidienne sont le prélude à notre assujettissement propre.

 

Les appels du nouveau Pape, cette année, ou de tout autre dignitaire religieux pour un meilleur respect de l'environnement, le respect de la vie animale, arrivent trop tard et sont bien timides. C'est notre vision du monde qu'il nous faut changer, du moins pour un certain nombre d'entre-nous, et la société de masse n'aura que le choix de suivre le nouvel ordre imposé à elle, écologique celui-là. Ainsi va l'Histoire. Nous n'avons pas le choix, notre survie en dépend. Devant l'incurie du monde politique actuel, la fuite en avant destructrice comme jamais des forces du capital et cet esprit prédateur d'une minorité, de cette caste, qui ne pense qu'à engendrer les ultimes profits avant la débacle totale, et bien conscients du fait de populations dépassées par la rapidité du saccage de la planète, que nous reste t-il comme position raisonnable et tangible? Ce que tout citoyen inquiet pour sa propre vie et celle de ses enfants aurait pour réflexe, l'auto-défense au niveau individuel, et l'insurrection au niveau collectif. Le politique désormais a prouvé son illégitimité pour mener la société vers le progrès, vers une sortie honorable du chaos qui se prépare. Dans une interview de 1995 donnée à l’occasion du film qui lui est consacré, L’Appel de la montagne, Arne Næss, le grand philosophe de l'écologie profonde (Deep Ecology) déclara : «Je suis un optimiste. Mais j’ajoute : un optimiste pour… le XXIIe siècle. "Vous voulez dire XXIe ?", lui demande le journaliste, "Non, non, XXIIe. Je pense qu’au XXIe siècle, il faudra traverser un très mauvais temps, et cela frappera même les pays riches. A présent nous voguons tranquilles, mais cela fera mal aux riches !" Cela fera aussi mal aux plus pauvres, à la vie que si peu d'humains respectent en dehors d'eux-mêmes, à moins d'un miracle... Et ce miracle ne viendra ni de la droite, ni de la gauche, ni du centre, ni de quelconque parti politique du moment.  Il viendra peut-être de vous.  



http://www.cahiers-antispecistes.org/spip.php?article241Sur Manger la chair -Traité sur les animaux de Plutarque

Arne Næss Ecologie, communauté et style de vie Traduit de l’anglais (Etats-unis) par Charles Ruelle, révision de la traduction et postface de Hicham-Stéphane Afeissa, préface de David Rothenberg. Editions Dehors.

Par David Ruffieux - Publié dans : Société - Communauté : Défense Des Animaux
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Dimanche 10 mars 7 10 /03 /Mars 20:20

Ce reportage documente les cellules d'activistes qui mènent des actions directes contre les groupes et les individus impliqués dans les industries exploitant les animaux. On peut ne pas apprécier leurs méthodes, mais certains ne peuvent plus accepter les normes de notre société considérant les intérêts des animaux systématiquement inférieurs à ceux des humains, et justifiant l'exploitation totale et cruelle de ces animaux.

 

En réponse au spécisme et aux préjugés de notre société qui nourissent cette tyrannie des humains envers des animaux innocents et sensibles qui ne peuvent se défendre, ces militants organisent des actions directes. Je soutiens leur action et leur philosophie car je pense que toutes les actions convergent vers le même but de libération animale et se soutiennent les unes aux autres par des actions diverses et multiples. L'état protège et défend, avec la force de la loi, ce qu'on peut appeler, l'esclavage des animaux (vivisection, chasse, fermes, fourrure, etc) car cet esclavage est source de profits énormes

 

Chacun est libre après tout, de violer la loi. Surtout pour une juste cause. L'Histoire pour la justice est faite ainsi, qu'on le veuille ou non. Aux Etats-Unis, lFront de libération des animaux (ALF) est considéré comme une organisation terroriste par des agences comme le Federal Bureau of Investigation (FBI), car le ALF remet en cause une économie du pays et heurtent les intérêts financiers des entreprises et du capitalisme le plus inhumain.  

 

Terrorisme?

L'administration des Etats-Unis peut être considérée, elle-même, et à juste titre, comme la plus grande organisation terroriste et criminelle au monde, si on considère sa politique étrangère et leur machine de guerre, leur influence, depuis la fin de la seconde guerre mondiale. La différence entre les Etats-Unis et l'ALF, c'est le choix des armes et leur utilisation. Les Etats-Unis tuent 100 milliards d'animaux chaque année. Qui sont les terroristes, ceux qui tuent sous les bombes made in USA des enfants et des mères dans le Tiers-monde et forment des gouvernements fascistes, avec l'aide de la CIA, et qui tuent leur population? Sont-ce ceux et celles qui veulent sauver des animaux avec des coupe-boulons et des bombes incendiaires pour détruire des bâtiments ou des véhicules qui servent à exploiter des animaux? Je crois que la réponse est facile. 

 

Voici le reportage ci-dessous: 

 

 

 

 

Pour information:

 

L'ALF mène des actions directes à l'encontre de tout abus d'animaux, sous forme de libérations d'animaux et en causant des dégâts financiers aux entreprises qui les exploitent, habituellement par le biais de destructions de biens et de propriété.

 

Le but de l'ALF à court terme est de sauver le plus d'animaux possible et d'interrompre directement la pratique d'abus en tout genre sur les animaux. Leur but à long terme est d'abolir la souffrance des animaux en obligeant les entreprises qui les torturent à mettre la clé sous la porte.

 

C'est une campagne non-violente envers les personnes où les activistes prennent toutes les précautions nécessaires pour ne pas blesser d'animaux (humains ou non-humains).

 

Parce que les actions de l'ALF peuvent être hors la loi, les activistes travaillent de façon anonyme, que ce soit en petits groupes ou individuellement, et n'ont pas d'organisation centralisée ou de coordination entre leurs actions.

 

Le front de libération des animaux consiste en de petits groupes anonymes de personnes partout dans le monde, qui effectuent des actions directes en accord avec les règles de conduite de l'ALF (énoncées ci-dessous). Tout groupe de personnes végétariennes ou vegans qui effectue des actions en accord avec les règles de conduite établies par l'ALF a le droit de se revendiquer comme partie intégrante de l'ALF.

 

Les règles de conduite de l'ALF sont :

 

1. DEVOIR libérer les animaux de tout les lieux où ils sont victimes d'abus, c'est à dire laboratoires, ferme pour animaux destinés à la fourrure ou à l'alimentation etc., et les placer dans de bons foyers ou ils pourront vivre de façon naturelle, loin de la souffrance.

 

2. DEVOIR infliger des dommages financiers à ceux qui profitent de la misère et de l'exploitation des animaux.

 

3. DEVOIR révéler au public l'horreur et les atrocités commises envers les animaux derrière des portes fermées, via des actions directes non-violentes et des libérations d'animaux.

 

4. DEVOIR prendre toutes les précautions nécessaires pour ne pas blesser d'animaux, humains ou non-humains.

 

Par David Ruffieux - Publié dans : Société - Communauté : Défense Des Animaux
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Dimanche 10 mars 7 10 /03 /Mars 18:18

Voici l'entièreté du discours inspirateur de Gary Yourofsky sur les droits animaux et le végétalisme, donné a Georgia Tech, USA, été 2010.

Ecoutez cet orateur étonnant,qui renversera les mythes, remplira votre esprit de faits intéressants et vous aidera à faire un choix éthique dans le but de jouir d'un coeur sain et d'une ame saine.

Son style charismatique est unique en son genre- à voir absolument pour ceux et celles qui se soucient des animaux non humains ou qui souhaitent faire de notre monde un endroit meilleur pour tous.

Si vous avez du coeur, de la raison, si vous aspirez à la justice et à la paix, comme moi, si vous avez l'ambition d'apporter votre contribution au bien universel. Regardez cette vidéo, prenez le temps de comprendre son message révolutionnaire. 

Après, c'est à vous de choisir l'impact que vous voulez avoir dans ce monde dans lequel vous voulez vivre, si ce choix vous intéresse, si vous laissez ce choix à d'autres qui décideront pour vous. 

 

Soyez les Lumières de ce nouveau siècle. Bon courage. 


 

Par David Ruffieux - Publié dans : Société - Communauté : Défense Des Animaux
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Samedi 9 mars 6 09 /03 /Mars 18:14

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Ne soyons pas des végétariens naïfs ; transformer la société prendra du temps car l’économie et notre culture sont principalement orientées vers l’exploitation animale. Les choix alimentaires sont clairement anti-végétariens en France, rappelons-le, par l’action des groupes de pression de l’industrie agro-alimentaire, qui voient chez les végétariens et les protecteurs des animaux en particulier de véritables dangers publics. N’est-ce pas François Hollande qui, le 5 février 2013, déclarait devant le Parlement européen que ce sont aujourd’hui « les productions animales qu’il convient de favoriser par rapport aux productions végétales, » faisant mention après coup à une crise de l’élevage en Europe. Notre président est un ami des bêtes comme tous ses prédécesseurs avant lui, cela va de soi. L’Association végétarienne de France a lancé une campagne pour que des menus végétariens équilibrés et variés soient disponible chaque jour en restauration collective. On doit signaler le décret sur la composition des menus des enfants, du 03 octobre 2011, « relatifs à la qualité nutritionnelle des repas servis dans le cadre de la restauration scolaire » qui imposait que chaque repas comporte obligatoirement un plat à base de protéine animale, d’après le Programme National Nutrion Santé (PNNS) dont fait partie le Centre d’information des viandes (CIV), un groupe de pression pro-viande. Puisque ce texte fait l’impasse sur les protéines végétales, et rend obligatoires les protéines animales, l’Association végétarienne de France est allée en justice contre l’Etat.

 

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La France ne compterait que 3% de végétariens, 9% en Allemagne, ou encore 10% des adultes aux Etats-Unis. C’est peu, mais chaque jour fait de nouveaux adeptes et de nouveaux militants du végétarisme qui défendent leurs idées, haut et fort. Cela c’est nouveau et des journalistes comme Franz-Olivier Giesbert, et des philosophes comme Michel Onfray, végétariens de la onzième heure, ne peuvent manquer cette occasion de se faire voir et entendre leurs incohérences parfois sur le sujet. Olivier Giesbert, pour qui il faudrait fermer les yeux sur la corrida puisque, dans nos abattoirs, il se passe des choses bien plus « scandaleuses et répugnantes ». Vrai. Pourtant un moindre mal, la corrida, n’est pas un bien en soi et mérite bien de disparaître. Où allons-nous si nous commençons par établir des hierarchies des victimes de la cruauté des hommes ? Voie philosophique sans issue dirait M 
Onfray. Il est vrai que ces deux élites incontournables de notre parc audio visuel français sont des nouveaux venus dans le domaine des droits des animaux. Leur discours et leur analyse sont encore dans leur verdeur. Je me demande souvent pourquoi les militants, ceux qui pendant des décennies travaillent sur ces thématiques, et sont au front tous les jours de la semaine pour sauver des animaux, ne sont jamais invités sur les plateaux de télévision ou sur les chaînes de radio, ou si peu.

 

Dans un courriel, datant de mars 2012, je regrettais de voir si peu de débats sur les questions d’éthiques et j’interpellais familièrement, comme un ami, notre philosophe national en ces termes : « Vous parlez beaucoup d'éthique, et remettez en cause pas mal de choses, je trouve qu’il manque une chose assez fondamentale dans le traitement des questions éthiques, ce sont nos rapports avec les autres animaux de la planète et le traitement par l’homme des autres espèces. Je vous renvoie à des auteurs comme Peter Singer et Tom Regan.  En France, on a peine à parler de cette question, cela ne fait pas l’objet de débat. Nous sommes d’une inculture incroyable sur ces questions. Nous sommes le pays de la bouffe alors chut, silence! Notre cartésianisme nous empêche t-il de penser? La France est en retard.  Pourquoi ne pas évoquer cette éthique qui à mon sens est l’une des plus importantes questions de notre temps, sinon la plus importante. Pensez-vous vraiment qu’on peut bouleverser les dogmes et les pratiques, sans jamais évoquer cette question dans vos entretiens, vos écrits, votre université. Est-ce que je me trompe en disant que vous semblez éclipser la question éthique du droit des animaux et cette question du spécisme. Les Français ne sont peut-être pas assez mûrs pour ces questions? J’aimerais tellement vous entendre sur ces questions, et qu’en France, on puisse élever le débat et vraiment améliorer la condition animale. La vaste souffrance des animaux  ne peut laisser indifférent un philosophe qui dénonce la souffrance des humains, les deux souffrances sont liées.  Vous êtes talentueux, prolifique, provocant, l’invité chéri des plateaux de télé, vous savez argumenter, qu’attendez vous pour frapper là, où cela fait vraiment mal? » J'aurais vraiment aimé avoir une réponse de Michel Onfray, mais c’est un assurément, aujourd’hui, un homme occupé à parler du végétarisme. Il vaut mieux tard que jamais.  

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On mesure sans doute le succès d’une action à la force opposée qu’elle peut engendrer. À mesure que le végétarisme devient plus populaire, et fait le buzz dans nos médias, il faudra s’attendre à une réaction proportionnée des forces industrielles qui craignent les végétariens plus que la peste bubonique. Cela ne semble pas stopper les projets et l’ambition des industriels pour l’instant. Le 03 mars 2013, c’est une trentaine d’organisations, de la Confédération paysanne à la fondation Brigitte Bardot en passant par les Amis de la Terre, José Bové et Yann Arthus-Bertrand sont aussi présents, qui manifestent, en ce dernier jour du salon de l'Agriculture précisément. Ces associations et ces personnalités marchent de la gare Montparnasse à la porte de Versailles pour protester contre un projet de ferme laitière industrielle, à l’appel des résidents de Drucat-Le Plessiel, un village de la Somme. Ces villageois ont créé l’association Novissen (nos villages se soucient de leur environnement) pour mettre un terme à un complexe laitier, mais aussi pour attirer l’attention sur les dérives de l’élevage industriel et la gestion financière de l’agriculture. Jusqu’à présent la préfecture de la Somme avait autorisé l’implantation d’un bâtiment pouvant accueillir 500 vaches, une première en France qui sonne l’alarme.

 

En effet, les habitants craignent non seulement une dépréciation de leur patrimoine immobilier dans leur commune, mais ils redoutent les nuisances des installations, odeurs, pollution des eaux courantes et le risque d’explosion du méthaniseur jugé trop proche des habitations. « Nous demandons un moratoire sur tous les projets du même type en France, en attendant qu’une loi soit débattue encadrant cette course au gigantisme », s’emporte Francis Chastagner, le représentant de  Novissen. Pour le Député européen, José Bové, la création de cette usine hors-sol de 500 vaches est « scandaleuse et inadmissible » puisqu’elle intervient dans un contexte de réduction des subventions européennes et de prise de conscience environnementale dans le cadre de la politique agricole commune (PAC). Il s’agit d’une avancée pour mieux reculer, et cet épisode illustre une nouvelle la duplicité dans le discours du président Hollande lorsqu’il veut bien souligner la crise que traverse les éleveurs. Voilà un combat, dans lequel défenseurs d’un l’agriculture durable, écologistes et les défenseurs des animaux peuvent joindre leurs voix. Pour les associations de protection animales, la perspective de cette nouvelle ferme industrielle est une nouvelle offense. Les conditions de vie des vaches laitières et de leurs veaux sont loin d’être bonnes. L’industrialisation et la sélection génétique favorisent la production de lait au détriment de la santé des vaches laitières, qui développent des infections des pies, douloureuses voire mortelles (mammites) mais aussi des pathologies diverses causées par les difformités de leurs glandes mammaires. Les vaches, unité de production, sont sujettes aux boiteries, aux pathologies respiratoires ou digestives et aux affections articulaires. L’image bucolique des jolies vaches de nos campagnes est trompeuse, si l’on considère que la production de lait implique inéxorablement de faire naître chaque année un veau qui est ensuite séparé de sa mère après quelques heures. L’instinct maternel est un lien fort chez beaucoup de mammifères, et on l’ont voit ces scènes de veaux arrachés à leur mère. Le lait est trop précieux pour en faire bénéficier le veau qui partira dans quelques semaines à l’abattoir.

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Selon la L214 Éthique & Animaux, qui participe aux actions menées contre le projet des 500 vaches, avec l’association Novissen,  rapporte dans son site que l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) confirme que « la sélection génétique exercée sur le long terme en vue d’augmenter la production de lait et la nature des systèmes d’élevage utilisés – c.à.d. les systèmes de stabulation et les équipements ainsi que les pratiques d’exploitation et de manipulation – constituent des facteurs majeurs qui affectent la santé des vaches laitières et d’autres aspects liés à leur bien-être. » L’industrialisation et la concentration des productions animales sont incompatibles avec le bien-être animal. Seuls la rentabilité et le profit comptent. Ces animaux sont de simples unités de production contraintes d’endurer les conditions artificielles, inhumaines d’un élevage intensif qui, elles aussi finissent à l’abattoir et possiblement l’égorgement par nos religieux musulmans et juifs. La France est le pays du fromage et des grandes compagnies multinationales laitières. Remettre en cause « leur système » peut paraître une hérésie, un véritable crime d’état. On peut facilement mieux comprendre, suite à notre incursion dans le monde industriel de la production laitière, que le lait est un produit provenant de l’exploitation des vaches, et que les veaux ne sont que des sous-produits de l’industrie laitière qui sont éliminés derechef. Le lait, dans ces conditions, ne peut être un produit végétarien. Figurez-vous que pour cailler du lait pour en faire un fromage, il faut reproduire ce qui se passerait normalement dans l’estomac du veau, s’il en avait cette possibilité. La présure est une enzyme qui permet de couper les protéines du lait et qu’on prélève dans l’estomac du veau abattu, avant d'être sevré. Cependant, il existe une présure d’origine microbienne mais qui est moins utilisée par les fabricants de fromages. Mais le problème n’est pas quelle présure choisir. Le véritable problème éthique, c’est que tout animal de production laitière comme tous les animaux de tous les élevages, qu’ils soient intensifs ou biologiques ou de taille familiale, sont abattus. Non seulement nous produisons des animaux pour les tuer, mais en plus, le processus de l’élevage entraîne souvent des souffrances inhumaines. C’est un état de fait qui ne peut laisser indifférent un végétarien ou un vegan. L’industrie laitière industrielle telle qu’elle se développe dans le monde n’est pas moins morbide que les production porcines intensives ou les élevages des poules en batteries. La France faisait mal avec nos animaux de ferme, nos brillants technocrates se préparent à faire pire. Une chose est certaine, ils peuvent s’attendre à ce que la société civile ne les laisse pas faire sans leur opposer une vive réaction. 

Par David Ruffieux - Publié dans : Société - Communauté : Développer le végétarisme
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Le respect de l'homme par l'homme ne peut pas trouver son fondement dans certaines dignités particulières que l'humanité s'attribuerait en propre, car, alors, une fraction de l'humanité pourra toujours décider qu'elle incarne ces dignités de manière plus éminente que d'autres. Il faudrait plutôt poser au départ une sorte d'humilité principielle : l'homme, commençant par respecter toutes les formes de vie en dehors de la sienne, se mettrait à l'abri du risque de ne pas respecter toutes les formes de vie au sein de l'humanité même.

Claude Lévi-Strauss, Entretien avec Jean-Marie Benoist, « L'idéologie marxiste, communiste et totalitaire n'est qu'une ruse de l'histoire », Le Monde, 21-22 janvier 1979, p. 14.

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