Voici ci-dessous les types de cancer chez l'homme et la femme.

 

Pour comprendre cette recherche de causalité, on commence avec une première observation : les graisses et le cancer du sein, on reprend le graphique ci-dessous. Les produits animaux contiennent plus de graisses que les produits à base végétale, et la corrélation entre la consommation des graisses et des protéines animales est de 90%. Ken Carroll de l’Université de Western Ontario, avait établi une relation impressionnante entre les graisses de l’alimentation et le cancer du sein. La solution semblait être indiquée que si on réduit notre prise de graisses nous réduisons l’incidence du cancer du sein chez les femmes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce qui est intéressant c’est que les observations ne montrent pas de relation aussi claire entre les graisses végétales et le cancer. Les données en Chine montrent que des taux de graisses alimentaires passant de 24 à 6% sont associés à une faible incidence de cancer du sein, alors qu’on estime à 30% la quantité de graisses optimales en Occident et donc baisser ce taux n’ajoute rien aux bienfaits d’une alimentation dite « pauvre » en graisses.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

The China Study T. Colin Campbell

Deuxième observation : on continue avec les fibres qui se trouvent dans les plantes, et composées de milliers de composés différents, des hydrates de carbones, elles sont soit solubles ou insolubles, et on en digère très peu, mais leur action sur notre digestion est cruciale. Les Chinois des zones rurales absorbent jusqu’à 3 fois plus de fibres riches en fer, que les Occidentaux, et pas d’évidence de défaut d’absorption de minéraux dont le fer, comme il fut suggéré avant. Mais ce qui nous intéresse chez les fibres c’est leur capacité à réduire l’incidence du cancer du colon, comme cela fut suggéré déjà par le Professeur Denis Burkitt, de Dublin, grâce à ses études sur les Africains.  Dans les années 1980, le Comité de l’académie des sciences sur l’alimentation et le cancer aux USA, ne trouvait pas de preuves pour indiquer que les fibres alimentaires exerçaient un effet protecteur contre le cancer colorectal chez l’humain. Ajoutant, que si effet il y a, celui-ci est causé par des éléments spécifiques plutôt que par l’ensemble des fibres totales…Esprit réductionniste oblige… Mais ceci est une erreur, à la lumière des recherches actuelles, et on sait aujourd’hui les effets protecteurs des fibres sur le colon. Ce qui impliquait une nutrition riche en fibres qui ne peut être obtenue que par une alimentation complète à base végétale.

Troisième observation des recherches de T.Colin Cambpell relative au cancer, les antioxydants. Ces molécules qu’on retrouve dans les fruits et les légumes colorés. Les caroténoïdes, sont de couleurs différentes, par exemple, parce qu’ils absorbent des rayonnements d’énergies différentes, absorbent des électrons libres qui peuvent endommager les tissus de la plante, sous forme de radicaux libres. Chez les mammifères, l’humain en particulier, qui ne produit pas ces antioxydants, c’est la même protection contre les électrons libres, sous forme d’oxygène activés, qui menace nos tissus. On trouve le beta-carotène de la carotte, le lycopène de la tomate, les cryptoxanthines des oranges, on a la vitamine C, si extraordinaire et si importante et aussi la vitamine E. Les radicaux libres causent le vieillissement des tissues, arthrite, emphysème, cataractes, et durcissement des artères, des phénomènes qui s’amplifient avec l’âge.

Dans l’étude Chinoise, la faible concentration sanguine de vitamine C chez des populations est associée avec une plus grande incidence du cancer, et notamment le cancer de l’œsophage.  D’où la question de savoir si la vitamine C, les antioxidants, en règle générale, ou les fibres, ou moins de graisses animales dans l’alimentation sont responsables de la prévention de certains cancers ?  Ce que nous disent ces études, c’est que plus que des effets séparés même bénéfiques isolément, c’est l’ensemble de tous ces nutriments, agissant en synergie, dans des milliers de réactions complexes, encore inconnues par la plupart, que la nutrition exerce sa puissante capacité à protéger notre santé.  Et que la valeur nutritive des vitamines en suppléments agissants en dehors et sans leur environnement naturels, sont à remettre en cause. On le voit encore avec le décès de personnes qui prennent des suppléments de vitamines.

Pourquoi vous parlez si longuement de ces découvertes, et si ceci est un bref et sans doute un résumé maladroit, il faut vraiment lire le livre de T.Colin Campbell « l’Etude Chinoise » pour comprendre cette histoire qui mène à suggérer qu’une nutrition complète à base végétale est liée à une plus faible incidence du cancer, ou dit autrement, que l’excès de protéines et de graisses animales augmente le risque de cancer. On a répondu en partie à la question « Qui a le cancer et pourquoi ? » On va voir plus en détails ce qu’une nutrition complète à base végétale peut faire pour contrer le cancer et prévenir son déclenchement dans nos cellules, basé sur la science et des observations vérifiables.

 

 

 

 

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