En 2010, les décès liés à l’excès de poids et à l'obésité sont estimés à 3,4 millions, un autre moyen d’évaluer l’impact sur les populations, c’est le nombre des années de vie perdues. L’impact du surpoids pour la santé dans le monde, c’est presque 4 années de vie en moins ou 4 années avec une maladie, mais c’est une moyenne, car l’espérance de vie peut varier entre les individus. (Voir étude ci-dessous.)

Chez les adultes, on utilise l’IMC (index masse corporel). Si celui-ci est supérieur ou égal à 30, il définit l’obésité, le surpoids (obésité exclue) étant défini par un IMC compris entre 25 et 30. 

Dans le monde, la proportion d'adultes ayant un indice de masse corporelle (IMC) de 25 kg / m² ou plus a augmenté entre 1980 et 2013, passant de 28,8% (95% UI 28,4-29,3) à 36,9% (36 · 3-37 · 4) chez les hommes, et de 29,6% (29,3-30,2) à 38,0% (37,5-38,5) chez les femmes.

La prévalence a considérablement augmenté chez les enfants et les adolescents dans les pays développés; 23,8% (22 · 9-24 · 7) des garçons et 22,6% (21,7-23,6) des filles étaient en surpoids ou obèses en 2013.

La prévalence du surpoids et de l'obésité a également augmenté chez les enfants et les adolescents dans les pays en développement, passant de 8,1% (7,7-8,6) à 12,9% (12,3-13,5) en 2013 pour les garçons de 8,4% (8,1-8,8) à 13,4% (13,0-13,9) chez les filles.

Chez les adultes, la prévalence estimée de l'obésité dépasse 50% chez les hommes aux Tonga et chez les femmes au Koweït, aux Kiribati, aux États fédérés de Micronésie, en Libye, au Qatar, aux Tonga et aux Samoa, en Polynésie. Depuis 2006, l'augmentation de l'obésité chez les adultes dans les pays développés a ralenti.

L'obésité est devenue un défi majeur pour la santé mondiale. Non seulement l'obésité augmente, mais aucune réussite nationale n'a été signalée au cours des 30 dernières années.

Les autorités sanitaires et politiques peuvent aussi minimiser l’ampleur du problème, probablement pour ne pas alerter l’opinion, pour ne pas nuire au business de l’agroalimentaire, on le voit dans les rapports
« L’état de santé de la population en France Édition 2015 » on y lit ceci : « la France connait une situation plus favorable que celle observée dans la plupart des autres pays occidentaux » mais... Si on se compare par rapport à des pays qui battent des records des taux de surpoids, peut-on se dire dans une situation plus favorable ? 

Autre exemple de ce relativisme, aux vues des faits:

« Un directeur de l’OMS (médecin) vient en Polynésie, fait sa visite et s’exclame : "L'éducation et la prévention ont payé. Je crois que, à l'heure actuelle, la Polynésie française est dans une bonne situation en matière d'obésité. 

En 2008, en Polynésie Française, une étude montre que 62,3% des adultes et 34% des enfants sont obèses (indice de masse corporel supérieur à 30). Ces chiffres sont à comparer à ceux de la France ou « seulement » 19% des enfants sont en surcharge pondérale (obèses ou en surpoids).

Une étude anglaise montre que seulement 10% des hommes reconnaissent leur surpoids. Parler d’obésité pour les gens concernés, médicalement, peut-être offensant, on se sent jugé et dans une société de plus en plus en surpoids, le surpoids devient comme la norme, donc cela paraît plus acceptable et moins critiquable.  

Chez les jeunes, c’est encore plus dramatique, car un enfant en surpoids, le restera dans sa vie adulte dans 80% de cas, il verra ses chances de vivre en santé, et sa qualité de vie diminuer.  Il mourra de manière prématurée.  On a du mal à comprendre comment les autorités publiques, et les parents, n’agissent pas plus vigoureusement sur le sujet.

Les conséquences de l’obésité sur la santé

 

On connaît les maladies liées au surpoids, dont :

Diabètes de type 2 avec ces complications, goûte, arthrite, la cécité, les amputations, le diabète :

C’est une résistance à l’insuline à cause des graisses qui s’accumulent dans les tissus et qui gênent l’action de l’insuline, dans son rôle de stockage du glucose, plus de 80% des diabétiques type 2  sont en surpoids. Le diabète de type 2 qui apparait chez l’enfant peut réduire son espérance de sa vie adulte de 20 ans ! 

Maladie du cœur

Il y a deux fois plus de risque de mourir de maladies cardiaques, avec toutes les complications possibles, même après traitements, et les opérations, car des problèmes peuvent ressurgir.  Prévenir, c’est mieux que « guérir » parce que même une guérison n’est pas acquise. La médecine est un art, pas une police d’assurance.

Cancer (sachant qu'après 5 ans de rémission on est "guérit", même si la sixième année, on devient malade ou on meurt à cause de la chimio et des médicaments donnés pendant des années de lutte contre un cancer).

On a 500 000 des nouveaux cas de cancers dans le monde qui sont liés à l’obésité. Le surpoids est donc à prendre en sérieux, ce n’est pas une chose désirable pour la santé. Et les parents doivent identifier les signes de surpoids chez leurs enfants.  

Si vous êtes en surpoids voire obèse, il faut pouvoir l’identifier, d’abord, et prendre ceci avec sérieux. C’est normalement à votre médecin de vous parler de votre condition et d’essayer de vous aider à changer votre alimentation. Mais, je connais des médecins qui ont abandonnés de prodiguer des conseils de nutrition, par manque de suivi de ces conseils par leurs patients. On a aussi des médecins très peu formés en nutrition, et qui applique la médecine allopathique conventionnelle, cad le traitement des symptômes du diabète, du cancer, des maladies cardiovasculaires avec la chimie et ses effets secondaires.

Pourquoi en arriver là, si on peut prévenir l’obésité et toutes les complications qui vont avec? 

Le fléau de l'obésité dans le monde: état des lieux.
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