L’effet des protéines sur le cancer. T. Colin Campbell, on le rappelle, étudiait l’aflatoxine trouvée dans les moisissures des cacahouètes et il s’intéressait à son rôle dans l’incidence du cancer du foie, chez les enfants aux Philippines.

Il découvrit que cette protéine pouvait être toxique, comme l’avait déjà démontré des chercheurs indiens sur des rats avec la caséine, une protéine du lait, dans les années 40 ou 50. Plus tard, le professeur Campbell, est parti en Chine pour étudier l’impact des régimes alimentaires dans différentes communautés chinoises et ce fut une révélation édifiante : l’adoption d’un régime alimentaire occidental et l’abandon progressif d’un régime complet à base végétale, est corrélé avec une forte augmentation des maladies chroniques dont le cancer.

L’effet des protéines sur le cancer. T. Colin Campbell, on le rappelle, étudiait l’aflatoxine trouvée dans les moisissures des cacahouètes et il s’intéressait à son rôle dans l’incidence du cancer du foie, chez les enfants aux Philippines. Il découvrit que cette protéine pouvait être toxique, comme l’avait déjà démontré des chercheurs indiens sur des rats avec la caséine, une protéine du lait, dans les années 40 ou 50. Plus tard, le professeur Campbell, est parti en Chine pour étudier l’impact des régimes alimentaires dans différentes communautés chinoises et ce fut une révélation édifiante : l’adoption d’un régime alimentaire occidental et l’abandon progressif d’un régime complet à base végétale, est corrélé avec une forte augmentation des maladies chroniques dont le cancer.  

De retour au laboratoire, des recherches s’organisent pour comprendre l’action de l’aflatoxine dans l’initiation du cancer : L'aflatoxine est métabolisée dans la cellule, par un complexe enzymatique qui peut produire un analogue plus toxique que l'aflatoxine native de l'alimentation.

Une baisse des protéines de lait dans le régime alimentaire des animaux testés, fait baisser l'activité du complexe enzymatique. (ci-dessous)

Une diminution des protéines de caséine est liée à une baisse des liaisons des carcinogènes à l'ADN, et à la chromatine, ce qui est le mécanisme d'action des substances cancérigènes. Cette action est donc réduite ici, comme le montre le graphique ci-dessous.

Les cellules pré-cancéreuses ne se développent pas avec une alimentation de 10% de protéines. Au-delà de 10%, les "foci" se développent à mesure qu'il y augmentation des protéines du LAIT dans l'alimentation des animaux (rats). Cette valeur de 10% est importante, car elle correspond à peu près à la valeur optimale des protéines nutritionnelles chez le rat, pour sa constitution, ses besoins, et quand on augmente ces protéines, il y a plus de cellules qui initient leur transformation cancéreuse... Et, cette valeur de 10 à 12% est aussi la valeur nutritionnelle optimale chez les humains. D'autres protéines "vegétales", celles du gluten, ne produisent pas ces effets dans d'autres expériences similaires.

Toutes les protéines ne se valent pas, ceci amenant à la conclusion que la caséine du lait est un promoteur cancérigène chez le rat traité à l’aflatoxine. Il est possible de modifier l’initiation du cancer par l’augmentation ou la baisse des protéines dans l’alimentation du rat, bref tout ceci pour conclure que la nutrition seule peut initier ou réprimer des gènes du cancer !  Mais chez les humains?

En Chine, un Atlas du cancer montrait de profondes différences d’incidence des cancers dans des régions différentes en dépit d’une génétique des populations homogènes. Comment l’expliquer ?

 

 

On trouve dans cet Atlas des taux de cancer qui diffèrent de l’ordre d’un facteur de 100, contre seulement un facteur de 3 pour les USA. Est-il possible que ces différences soient le résultat de facteurs environnementaux, comme la nutrition ? Suite à ces observations, T.Colin Campbell, allait recevoir les fonds nécessaires du NIH (National Institutes of Health) pour mener à bien cette incroyable enquête épidémiologique, L’Etude Chinoise à partir de ces vastes données. Son équipe va démontrer que la nutrition peut influer sur l'émergence des cancers, et que la nutrition est prépondérante. Un régime alimentaire complet à base végétale, est corrélé avec diminution des maladies chroniques dont le cancer.  

 

 

 

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