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Mardi 1 juin 2010 2 01 /06 /Juin /2010 19:52

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L214 Ethique et Animaux Aux USA, l'association Mercy for animals ont filmé en caméra cachée la cruauté de certains fermiers sur les vaches laitières et leurs jeunes veaux. Des images absolument terribles, tant par l'intensité de la souffrance et la terreur manifeste des animaux que par la cruauté revendiquée des hommes. Attention images insoutenables!

La police empêche les activistes de se rendre sur les lieux prétextant la sécurité; les employés ont déjà reçu des menaces de mort. Les images prouvent encore une fois, que la cruauté sur les animaux de fermes n'est pas un phénomène isolé, mais un modèle de production systématique. C'est une chance que ces images peuvent être tournées, mais tout autant dommage pour ces animaux laissés entre les mains de sadiques et de psychopathes. Ayons le courage de regarder et vous comprendrez mieux pourquoi des gens se battent contre ces industries et ce pouvoir politique corrompu qui les protège. Si les autorités américaines ne mettent pas en action la justice rapidement et laissent libres ces ordures humaines, ce sera la preuve qu'il n'y a rien à attendre de cette justice, et que les citoyens devront prendre les choses en main. Maintenant demandez-moi pourquoi je suis un végétarien en révolte? 

Le propriétaire de la ferme, M. Conklin aura l'audace de dire ceci: "Notre famille prend soin des animaux et nous prenons cela avec sérieux. Cette vidéo montre que le soin apporté aux animaux est incompatible avec nos standards de bien-être animal que nous supervisons. Ces mauvais traitements sont inacceptables" Vous devinez la suite...Le gars lui-même donnait des coups de pieds à une vache!  

A défaut de justice pour les animaux, nous avons tous le pouvoir d'arrêter ces cruautés partout où elles se passent dans le monde en adoptant un régime végétarien ou végétalien. Les veaux sont un sous-produit de l'activité laitière, ils finissent à l'abattoir. C'est bien triste. 

ATTENTION: 
Ohio Dairy Farm Investigation | Mercy For Animals
http://www.mercyforanimals.org

 

 

 


Par David Ruffieux - Publié dans : Société - Communauté : Défense Des Animaux
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Lundi 31 mai 2010 1 31 /05 /Mai /2010 04:26

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Ce soir, j’ai perdu un ami, mon frère à quatre pattes. Ce soir, pour un moment le monde s’est arrêté à la triste nouvelle d’un ami disparu, par une belle journée de fin de mai au refuge de Nicole. Copain était entouré d’autres animaux, de chats, de canards et de poules, des rescapés comme lui de la rue, des fourrières ou des fermes. Le vétérinaire est venu. Mon vieux chien n’était pas seul à ce moment et sans douleur il a fermé les yeux, pour une dernière fois. C’est ainsi que je l’imagine heureux jusqu’au bout. Copain est un survivant qui aura vu tant de pays et d’aventures. Pendant 15 ans, nos vies ont été inséparables, mais ces derniers jours, sa vie chancelait, il me quittait peu à peu et moi je ne pouvais rien faire, si impuissant devant cette inexorable nécessité de la Nature qui nous emporte tous un jour. Il le faut bien. Je jure que cette soirée a été la plus difficile depuis longtemps. J’étais bien incapable de retenir mes émotions, et j’ai pleuré comme un gamin. Malgré moi, une grande peine m’a pris au ventre, par surprise. Sans vraiment le vouloir, tous les souvenirs de mon Copain reviennent en cascade, comme un film dont je ne peux arrêter les images qui défilent. Le chien est, dit-on, le meilleur ami de l’homme, mais lui était mon meilleur ami. 


L’histoire de Copain commence vraiment dans un refuge de la SPA à Besançon, dirigé à l’époque par Mme Rouge, dont je garde un souvenir inoubliable. Je vois encore toute l’énergie d’un petit bout de femme blonde au service des animaux rejetés et trahis par nous, les humains. Mme Rouge avait du cœur pour tous, elles connaissait tous ses pensionnaires par leur nom. « Eh là du calme! » qu’elle criait alors qu’elle rentrait dans l’enclos, chahutée par cette foule à quatre pattes, honorée par des aboiements de bienvenue. Copain lui courrait et gambadait autour d’une cage plus loin, qui le séparait d’autres chiens. Il était beau ce croisé Setter irlandais, avec de longs poils auburn et des reflets roux, une tâche blanche sur le poitrail et un autre, petite, sur le haut de la truffe. Il faisait la cavalcade comme les chevaux bien dressés qui marchent au pas. Un sacré beau chien, avec un air aristocrate, me dis-je. C’est lui que je viens chercher. L’idée m’était venue d’adopter un animal de compagnie pour moi et ma mère qui sortait d’un divorce avec mon père. Elle est moi, nous étions seuls maintenant. Vu ma passion des bêtes, j’imaginais qu’un chien pouvait nous donner un peu de bien-être et de joie à tous, et hors de question d’aller acheter un animal chez le marchand ! Copain avait trois ans ; il avait la fâcheuse tendance de fuguer et son ancien maître lui tapait dessus. D’ailleurs, de ces premières années, il aura gardé une bosse caractéristique d’un coup de bâton sur le crâne. Copain n’avait plus rien à craindre avec moi, il était entre de bonnes mains, me rassurais-je, et avec l’air confiant, notre nouvel ami sauta dans la voiture. Son carnet de vaccination indiquait sa date de naissance, un certain octobre 1991. À la vue de Copain, ma mère ne savait pas si elle devait être contente ou me renvoyer là d’où nous venions. Mais ma mère ne put résister longtemps à ces gros yeux humides et déjà Copain faisait l’inspection des lieux. 


Les années passèrent et Copain m’a suivi depuis toutes ces années depuis l’armée à Brest, jusqu’à mon départ pour le Canada, pour y suivre mes études, en passant par Montréal. Copain a vu du pays, a couru dans presque toutes les prairies, rattraper tous les chevreuils dans à peu près toutes les forêts, ses pattes se sont enfoncées dans les neiges de nombreux hivers. Mon chien avait quelque nonchalance envers les autres chiens, qui lui donnait un air de noblesse. Je me souviens de cette journée passée à faire du ski dans le massif de Jura, avec le sac-à-dos et Copain à mes trousses; on voyait à travers les branches de la forêt le massif des Alpes, en face, au-delà de la vallée qui sépare les deux chaînes de montagne. Ce fut une magnifique et mémorable journée. Au retour, Copain dormait en boule sur le siège de la voiture, épuisé mais je crois heureux d’avoir exploré tant d’espaces sauvages de sa truffe froide et humide. A chaque rappel de vaccin, mon vétérinaire me disait que si tous les chiens étaient comme Copain, c'eût été la faillite de sa profession ! C’était un gage de bonne santé qui allait emmener tranquillement Copain vers ses 18 ans.  Déjà, les premiers signes de la vieillesse apparaissaient, ces signes qui ne trompent pas. Son intérêt pour le jeu diminuait, les coups de chaleurs devenaient plus intolérables, mon compagnon bougeait moins mais il observait tout de notre vie de famille bien animée. 

 

Copain rentrait dans le quatrième âge, quand les choses ralentissent et que le pas se fait plus lent ; mais toujours il avait cet air de sage et Copain, dans son regard de vieux, essayait de me dire : « tu vois, je suis encore là et je regarde les premiers pas de ta fille, Sianna. » Il m’arrivait chaque semaine, malgré notre train de vie démesuré, de m’accroupir près de lui et de le caresser de longues minutes dans la semi-obscurité du soir. J’entendais les battements de son faible cœur sur la paume de ma main, et sa tête se tournait alors vers moi avant de retomber sans cérémonial, contre le parquet de notre salle à manger. Je repassais alors les années de vie commune, en silence, et quelle chance de t’avoir eu pour ami tout ce temps ! Sous le poil, il y avait encore de la vie, mais quelquefois, je pensais à cette heure terrible des adieux, cette idée me fichait un sale cafard. Cependant, je le sentais bien vivant sous mes doigts. Dans ces moments d'intimité, jamais je n'ai respecté autant la vie fragile d'une bête. Francis James a su sublimer dans le lyrisme des mots les rapports d’amour entre les créatures animales et l’homme, si bien que je ne peux résister de reprendre, à mon compte, ces quelques vers qui résonnent profondément chez ceux et celles qui voient la fin de nos compagnons de route approcher :


 Je suis Francis James et je vais au Paradis,

car il n'y a pas d'enfer au pays du Bon Dieu.

Je leur dirai : Venez, doux amis du ciel bleu,

pauvres bêtes chéries qui, d'un brusque mouvement d'oreilles

chassez les mouches plates, les coups et les abeilles...

Que je vous apparaisse au milieu de ces bêtes

que j'aime tant parce qu'elles baissent la tête

doucement, et s'arrêtent en joignant leurs petits pieds

d'une façon bien douce et qui vous fait pitié…

Faites que dans la paix, des anges nous conduisent

vers des ruisseaux touffus où tremblent des cerises

lisses comme la chair qui rit des jeunes filles,

et faites que, penché dans ce séjour des âmes,

sur vos divines eaux, je sois pareil aux ânes

qui mireront leur humble et douce pauvreté

à la limpidité de l'amour éternel.


Le vétérinaire est venu rapidement au refuge, où je l'avais laissé pour un temps, à cause de mon départ prochain à l’étranger sous des climats que Copain n’aurait pas supporté étant donné sa faiblesse. Je n'ai pas eu le temps de revenir le voir. Je l'ai su au téléphone de la voix triste de Nicole; il avait un problème de rein, il saignait du pénis qui avait enflé. D'après le vétérinaire, ce n'était pas bon signe. La chirurgie pour un chien de son âge était hors de question; il avait du mal à marcher parfois, il montait et déscendait les marches péniblement. Il était de plus en plus coupé du monde extérieur à cause de sa cécité et par le fait que son audition était faible, ce qui fait qu'il a fallu se résoudre à le laisser partir aujourd'hui dans le calme d'un jardin en fleurs, sans douleur, et accompagné du chant des pinsons et des merles. Cela fait bien longtemps que je n'ai pas été aussi malheureux. Mais, comme on dit dans ces cas là, et pour se remonter un peu le moral, c'est la vie. Adieu mon ami. 

 

Le 20 mai 2010, Montréal.  

Par David Ruffieux - Publié dans : Société - Communauté : Défense Des Animaux
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Mercredi 26 mai 2010 3 26 /05 /Mai /2010 23:39

 

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Dans un journal français, j'ai pu lire un entretien dans Libération entre la journaliste Annabelle Nicoud et l'industrie de la chasse. «La viande et les huiles sont une part croissante de l'industrie. C'est quelque chose que l'on encourage», dit Alain Belle-Isle, le porte-parole du ministère canadien des Pêches et des Océans. «On veut développer de nouveaux produits et de nouveaux marchés. C'est notre façon d'appuyer l'industrie», dit-on au ministère. «Avec les promesses de la Chine, le ciel est la seule limite», croit Alain Belle-Isle. Alors vive la Chine ! Monsieur Belle-Isle a le droit de rêver. «Tous ceux qui y ont goûté en redemandent», s'enthousiasme Denis Longuépée, président de l'association des chasseurs de phoque des Iles-de-la-Madeleine. Pourtant d'après le sénateur libéral Mac Harb, il explique que s'il y avait un marché pour la viande de phoque, ce serait connu depuis des siècles. « Cette viande n'est pas mangeable. Aucun pays n'autoriserait son importation» dit-il. Il semble que la propagande du ministère canadien des Pêches et des Océans reprend de plus belle. Mais revenons un peu en arrière.

Des peaux de phoques contre des peaux de chiens

Est-ce que le marché chinois est si juteux que le gouvernement fédéral hésiterait à interdire l'importation des fourrures de chats et de chiens en provenance de la Chine ? Et bien dans un but de ne pas nuire aux bonnes relations commerciales entre la Chine et le Canada, un mémo interne a montré que des fonctionnaires firent pression sur le Ministre de l'agriculture Gerry Ritz pour ne pas suivre l'exemple des Etats-Unis et de l'Europe, d'interdire l'importation des fourrures de chats et de chiens. Les amoureux des toutous et des minous devraient apprécier ce geste. Nous sommes arrivés dans les bas-fonds de la politique et dans ce qui se fait de plus cynique et de pire dans les couloirs des ministères. Le coût de cette chasse, mise à part sa cruauté, pour les contribuables défie tout entendement. L'acharnement des gouvernements et des parlementaires, de certains responsables politiques à faire perdurer cette chasse est devenu une affaire d'Etat, un principe, ou l'expression d'un égo national, mais d'abord et toujours une question d'argent.

Pour alimenter la bataille contre ceux qui veulent voir cette chasse disparaître, le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation a investit 265 000 dollars dans l'industrie de la chasse au phoque.

Le gouvernement du Nunavit a accordé un financement de 2,5 millions de dollars pour le développement économique dans les pêcheries, les arts, la chasse au phoque. 

Ottawa dépense entre 50 000 et 100 000 dollars pour surveiller ce qui ce raconte sur Internet au sujet de la chasse.

Une aide financière de 15 000 dollars est accordée à l'association des chasseurs de phoques des Iles-de-la-Madeleine.

Les gouvernements fédéral et territorial investissent 1,5 million de dollars pour améliorer les connaissances et renforcer les capacités de l'industrie de la pêche au Nunavit.

Terre-Neuve investit 593 000 dollars dans l'amélioration du Harbour Living Heritage Village pour y aménager un nouveau centre d'interprétation de la chasse au phoque.

Un appui financier de 800 000 dollars va à l'entreprise Tamasu, pour extraire l'huile de phoque, on remercie au passage le gouvernement du Québec pour ce geste si généreux. J'oubliai les 80 000 dollars de subventions données à cette entreprise pour développer des recherches sur les valves de cœur de phoques.

Ainsi, va la vie au pays des orignaux et des castors

Difficile de comprendre un tel « engouement », assez tardif, pour la viande de phoque, même si certains députés et futurs candidats aux élections ont fait la grimace devant les photographes en avalant quelques bouchées de cette viande apparemment immangeable et contenant des métaux lourds. La folie meurtrière qui s'empare d'une des régions les plus belles au monde, la banquise, est bien loin des salons feutrés d'Ottawa. C'est 300 000 phoques immatures, incapables de fuir, qui, d'après les quotas, doivent être tués en 12 semaines, dans des conditions météorologiques souvent difficiles. Le but est donc de tuer le maximum de phoques en un minimum de temps. Qui pousserait l'audace de dire que cette chasse est humaine et sans cruauté ? Le ministère de Pêches et des Océans, bien entendu, ne renonce jamais au ridicule de démontrer aux Européens que 3 hélicoptères, 23 observateurs peuvent surveiller 1800 bateaux de pêches, et un territoire grand comme l'Angleterre. Ces fonctionnaires ne rougissent pas de honte pour nous expliquer que 99% des phoques sont tués sans aucun contrôle, puisque sur les 1% des phoques observés, 45% des délits rapportés concernent des cas de cruauté.

Au nom des emplois, de l'économie, des marchés, tuons des phoques, tuons toujours et encore, avec l'aide de l'argent public, sans lequel, cette chasse serait déjà une chose du passé. Après tout on donne bien des millions à l'industrie porcine, aux éleveurs de bovins, si on soutient ces économies, pourquoi ne pas également soutenir la chasse au phoque ? Personnellement, étant végétarien, je m'oppose à ces industries d'exploitation et d'harcèlement des animaux. J'ai la conviction, au train où vont les abus en tout genre liés à notre économie capitaliste, et à cette course au profit maximum, qu'aucune de ces industries ne sera jamais ni assez honnête, ni éthique, ou digne pour avoir des animaux à sa charge.

D'un point de vue moral, les animaux ont un droit naturel de vivre

Les animaux, comme nous tous, jouissent des attributs que la Nature leur a donnés. Pour que ces animaux puissent vivre à l'abri des nombreux abus dont ils sont quotidiennement victimes chaque jour, dans les fermes, les abattoirs et les laboratoires, il faut des lois et un système de justice qui leur accordent un certain nombre de protections. Chaque jour, la science qui a torturé tant d'animaux, nous apporte les preuves d'une vie riche, sensible et intelligente, bien plus complexe qu'on peut l'imaginer. Cependant, bon nombre d'entre-nous refusent de voir cette évidence, car l'ignorance est confortable et notre société pressée, en quête de bonheur instantané n'encourage ni l'esprit critique ni compassion.

Le fossé moral entre eux, les animaux, et nous, les humains, doit être comblé car le respect de l'homme par l'homme, si déficient en ce début de 21 ième siècle, passe avant tout par le respect et le regard que nous portons envers les créatures les plus vulnérables. Chaque jour, il nous est permis de faire un choix entre un mode de consommation violent et des comportements pacifiques. Chaque jour, nous avons le choix de faire la guerre au monde sensible, à la beauté et à la fragilité du vivant, ou nous pouvons faire la paix avec les autres espèces animales et végétales de notre planète. Nous avons le choix d'une alimentation saine, de pratiques agricoles respectueuses de l'environnement. En fait, le progrès de l'humanité est en jeu ici et l'économie capitaliste a montré, en ces temps de crises multiples, son incapacité à être sous contrôle ou à se réguler elle-même, bref à œuvrer pour le bien général. Évidemment, si rien n'est fait, comme à présent, pour subordonner l'économie aux besoins des individus et des sociétés, on peut craindre de graves bouleversements dans un futur proche, et les plus vulnérables seront ceux qui souffriront le plus et les premiers.

Le Canada mérite le bonnet d'âne

Dernièrement le rapport du Fond international pour le bien-être animal (IFAW)  intitulé  Le Canada à la traîne: Etude comparative de lois nationales sur la cruauté envers les animaux,  dans lequel on compare la législation du Canada à celle de 13 autres pays du monde, a révélé plusieurs faits notables : Le Canada est le seul pays à n'offrir pratiquement aucune protection pour les animaux sauvages et les animaux errants. La chasse au phoque est un exemple de pratique cruelle et d'ailleurs peu supervisée, comme on l'a vu, même si l'industrie de la chasse dit le contraire. La législation canadienne ne comporte pas de définition claire du terme animal alors que les autres pays sont plus explicites. Dernièrement, un chasseur a recueilli un ourson perdu, mais puisque celui-ci se débattait et « n'écoutait » pas le brave chasseur, ce dernier l'a frappé, puis l'a noyé et pour s'assurer la victoire, il lui a roulé dessus avec sa moto à quatre roues. Moi, je veux ces criminels derrière des barreaux. Mais les animaux au Canada, au sens de la loi, sont de simples objets, au même titre qu'une table, un crayon. Le Canada est le seul pays qui n'offre aucune protection aux animaux entraînés pour le combat. D'ailleurs, le joueur de la NFL Michael Vick a été trouvé coupable d'accusation reliés à des combats de chiens. Au Canada, Michael Vick n'aurait pas pu être condamné parce que ce n'est pas un délit d'entraîner des animaux pour se battre entre eux. Mais c'est un délit d'encourager et/ou d'aider ou d'assister à un combat de chiens. Au Canada, il faut prendre en flagrant délit les organisateurs de combats de chiens pour pouvoir les accuser formellement.

Selon le rapport de IFAW, le Canada est le seul pays qui rend la poursuite de cas de négligence pratiquement impossible car il faut prouver « l'intention » de commettre un crime. Les cas de cruauté se multiplient et la loi reste inefficace pour protéger autant les animaux domestiques que les animaux de ferme. Il aura fallu plus de 100 ans à ces honorables députés du Parlement canadien, pour amender une loi, qui reste tout aussi inefficace. Le Canada est devenu un enfer pour des animaux torturés, mutilés, battus par des criminels (dont certains ont déjà commis des crimes contre des humains) qui sortent des tribunaux, en règle générale, libres. On connaît mieux le sort des dizaines de milliers de phoques qui sont tabassés à coups de bâtons pour ne pas endommager la fourrure (qui ne vaut d'ailleurs presque rien), et maintenant les représentants de cette industrie, propagande oblige, veulent promouvoir sa viande. La Fédération canadienne des sociétés humaines a remis un rapport tout dernièrement sur la maltraitance des chevaux de boucherie (http://cfhs.ca/). Le Québec, en particulier, est la capitale canadienne de l'industrie porcine, mais aussi des usines à chiots, dans lesquels « pourrissent », au sens propre, de pauvres chiens reproducteurs qu'on force à vivre dans des conditions effroyables. Dans un pays, où l'industrie de la chasse se targue d'une tradition de 400 ans, il n'est donc pas surprenant de se heurter à des groupes de pression qui usent de tout leur poids politique pour empêcher que la loi change. Le Stampede de Calgary est aussi une institution cruelle qui se perpétue au nom d'une certaine tradition « western. » Comment peut-on expliquer l'affluence de touristes chaque été au Stampede de Calgary pour y voir des animaux maltraités par des pseudo-cowboys, voulant prouver leur virilité ? Notons qu'en France, nous ne sommes pas en mesure de donner des leçons car nous sommes parmi les derniers pays d'Europe en matière de bien-être et de justice pour les animaux. Cependant, le Canada nous donne un affligeant spectacle en ce qui concerne le bien-être des animaux.

Quand la loi est immorale, il faut la changer

Pour venir en aide aux animaux, il y a des situations complexes qui demandent différentes stratégies, la violence est une option qui est d'habitude socialement répréhensible, à quelques exceptions près. En effet, les forces de police peuvent utiliser la violence au nom de l'ordre public. L'armée peut agir avec une violence destructrice au nom de la défense nationale. Certains pays ont recours à la peine de mort, ce qui est discutable. Au nom du principe d'autodéfense, nos tribunaux reconnaissent l'utilisation de la violence dans des cadres précis, si une personne craint pour sa vie par exemple. Aujourd'hui, la violence perçue ou réelle contre des institutions qui maltraitent des animaux (fermes, labos) est assimilée à une forme de terrorisme par ces institutions, qui justifient des lois excessivement dures pour ceux et celles, accusés de ce genre d'actes criminels. Ces militants radicaux qui vont jusqu'à vandaliser et brûler des bâtiments, libérer des animaux, ont le sentiment d'agir au nom de la légitime défense, puisque la loi est inefficace pour protéger les animaux vulnérables et qu'elle sert d'abord les intérêts des exploiteurs ; ils agissent au nom des animaux par désespoir. La réaction des industries ciblées par ces militants a été vive et efficace, puisqu'elles ont réussi à faire adopter en Europe et  en Amérique du Nord, des législations anti-terroristes ciblant en particulier cette forme de criminalité, mais de manière très disproportionnée à la gravité des actes commis par les militants pour les droits des animaux. Le message de ces industries à ces groupes de radicaux est clairement indiqué ; « nous avons beaucoup de profits à perdre et si vous gagnez votre cause pour les animaux, nous utiliserons tout l'appareil de l'Etat pour vous détruire et vous vilifier dans l'opinion publique. Nous faisons de vous des terroristes. » La question que devrait se poser le public, avant de condamner, sans réflexion préalable, la violence réelle ou supposée des militants pour le droit des animaux, est comment des gens éduqués, honnêtes, en générale jeunes, se mettent dans une position de perdre leurs droits civiques et d'être emprisonnés pour des actes qui sont activement comparés à du terrorisme. Ce n'est pas le vœu des militants d'agir ainsi, mais la violence et la corruption de nos institutions les y contraints.

Il y a des épisodes récentes de notre histoire, qui nous rappellent que les terroristes d'hier sont devenus les héros d'aujourd'hui. Les résistants de la Seconde guerre mondiale, perçus comme des terroristes par les forces d'occupation, ont reçu beaucoup d' honneurs à la fin de la guerre. La Révolution française et la Révolution américaine, comme beaucoup d'autres mouvements politiques n'ont pas abouti sans violence et quelle violence! Rien de comparable avec des gamins qui ouvrent des cages pour laisser filer des visons, rien de semblable avec des étudiants qui pénètrent dans des labos pour tirer de l'horreur, des chiens, des singes et même des rats ! Que dire des militants qui osent documenter les pratiques obscènes de ces industries avec pour seules armes, des caméras vidéos et la peur au ventre ? Où est le terrorisme ? Le terrorisme et sa violence est bien évidemment ailleurs.

À défaut de pouvoir compter sur un changement rapide des structures de production, des habitudes d'une majorité des consommateurs, et étant donné l'état actuel des lois et des efforts d'intimidation par les pouvoirs en place, une communauté d'individus et de groupes déterminés s'organisent à travers le monde et change notre civilisation.

Informations supplémentaires :

http://www.ifaw.org/Publications/Program_Publications/Regional_National_Efforts/North_America/Canada/asset_upload_file88_51336.pdf

 

Par David Ruffieux - Publié dans : Société - Communauté : Défense Des Animaux
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Samedi 30 janvier 2010 6 30 /01 /Jan /2010 19:39

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"L'éthique, ce n'est pas pour les animaux"
 

Selon la sénatrice Hervieux-Payette, qui milite en faveur de la chasse au phoque au Canada, depuis de nombreuses années, les végétariens sont des extrémistes subversifs, qui agissent sans respecter la loi. Dans son blog, la sénatrice ne cache pas son hostilité envers une catégorie de citoyens et de citoyennes, qui se voient ainsi stigmatisés et diabolisés au risque d’inciter à la haine.  « Les lobbies végétariens sont devenus des extrémistes qui ne respectent pas nos institutions démocratiques et utilisent des manières sauvages pour arriver à leurs fins. Cela jette un profond discrédit sur la cause qu’ils défendent. » Voici donc, en substance, le message qu’un représentant du sénat adresse aux millions de végétariens non seulement au Canada, mais à travers le monde. 

Ceci est grave, d’abord parce qu’une sénatrice s’exprime de manière indigne envers des Canadiens et des Canadiennes. Ensuite, ces allégations sont diffamatoires et heurtent les sensibilités des nombreux individus, qui pour de multiples raisons ont adoptés un mode de vie non violent, par respect envers le bien-être des animaux, dans un souci de protection de l’environnement, ou pour encourager des pratiques agricoles écologiques; d’autres personnes sont devenues végétariennes pour des raisons médicales, ou par conviction religieuse. C’est l’ensemble des végétariens qui, aujourd’hui, se consternent d’être la cible d’accusations sans fondements, mais délibérées, portées sans retenue par une sénatrice partie en campagne pour redorer le blason d’une industrie de chasse en déclin. Hervieux-Payette n’est pas la seule à salir la réputation des végétariens puisque son conseiller politique au sénat, Maximillien Depontailler, lui fait écho quand il écrit: « les groupes anti-chasse au phoque... présentent un double visage : une face respectable d'un côté et une face beaucoup plus violente de l'autre. Ce second visage est moins connu du grand public et pourtant c'est ce que l'on appelle les éco-terroristes.» La vérité la voici: pour des raisons politiques, il est devenu important pour l’industrie de la chasse et de la pêche, représentés par la sénatrice Hervieux-Payette, mais aussi par la ministre canadienne des pêches—qui vient de subir un entartage, ce lundi 25 janvier, lorsqu'une activiste de PETA s'est approchée et lui a lancé au visage une tarte au tofu—de faire passer les végétariens pour des terroristes dangereux. Il s’agit d’une stratégie qui vise à isoler une classe de citoyens dans l’opinion publique, ce qui est une manoeuvre politicienne exécrable, qui doit être condamnée.  
 
Au contraire, les végétariens doivent être loués pour leurs efforts à vouloir vivre selon des principes de paix, de justice et d’égalité, et non pas insultés. Les groupes de pressions comme PETA, et leurs actions qui peuvent paraître radicales pour certains, ne représentent pas la vaste majorité des végétariens à travers le monde. Ces derniers représentent non pas un groupe de radicaux et d’extrémistes, mais des hommes, des femmes et des enfants adoptant le végétarisme pour de nombreuses raisons, éthiques, religieuses, environnementales, ou médicales. Le comportement de la sénatrice Hervieux-Payette est odieux envers tous ces individus. L’opinion ne doit pas être dupe et la diffamation sera sans effet sur la volonté indéfectible des végétariens du monde d’exprimer et de faire ce qui est juste.    
 

Signataires: 

David Ruffieux, candidat au Parti vert
Sylvie Demers et Chantale R., pour 
www.coeurconscience.com
Majolaine Jolicoeur, auteure, fondatrice d'ahimsa
Sameer Muldeen, président de l'Association végétarienne de Montréal

Pour info: 

Blog de la sénatrice Hervieux Payette
http://www.eurekablogue.ca/?p=946

Article de Maximillien Depontailler
http://www.lepost.fr/article/2010/01/26/1908011_la-ministre-canadienne-des-peches-agressee-par-une-activiste-anti-chasse-au-phoque.html

Par David Ruffieux - Publié dans : Société
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Lundi 11 janvier 2010 1 11 /01 /Jan /2010 17:19

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Blanchon de quelques semaines

Il y a un parallèle intéressant dans les attitudes réactionnaires de la classe politique, face à l’onde de choc culturel produite dans nos sociétés par les groupes militants pour la défense des animaux. Onde de choc, en effet, si l’on veut bien mesurer toute l’agitation, pour ne pas dire l’ébulition, qui préoccupe certains cénacles tant politiques qu’industriels au regard de la montée, jugée inquiétante, du mouvement de Libération animale.

 

La rapidité avec laquelle ce mouvement a su évoluer et prendre sa place dans le discours et l’action est déjà le signe d’un relatif recul des attitudes et des pratiques d’exploitation des animaux. Certains politiciens, au Canada, s’épuisent à vouloir défendre la traditionnelle chasse aux phoques qui certainement vit, et c’est heureux, ses derniers jours. Ailleurs, ce sont d’autres chasseurs, à courre ceux-là, qui désespèrent de voir la Cour européenne des droits de l’homme annuler l’abolition de la chasse à courre en Grande-Bretagne, en raison d’une présupposée atteinte aux droits de l’homme et à la liberté (des chasseurs). Ce qui leur fut refusé, bien entendu. Cette Cour européenne a du temps à ne surtout pas perdre avec les groupes de pression de la chasse dont les requêtes extravagantes auraient de quoi offenser les véritables victimes des véritables violations des droits de l’homme et de la femme à travers le monde, en ce début de 21ième siècle. 

 

La récente interdiction d’importation des produits dérivés du phoque dans toute la communauté européenne, en Juillet 2009, a créé un sursaut de nationalisme, avec pour conséquence, la plainte déposée par le gouvernement canadien devant l’Organisation mondiale du commerce, le 02 novembre de la même année, pour faire rejeter cette interdiction. Ceci au risque de compromettre des accords commerciaux avec l'Europe d’une valeur de plus de 25 milliards de dollars, pour défendre quoi au juste ? Une industrie mourante de 7 petits millions de dollars par an. 

 

Soudainement le phoque devient à la mode, l’heure est à la vendetta d’Etat; de la Gouverneur générale du Canada, Son Excellence La Très Honorable Michaëlle Jean en passant par Miss Labrador et Terre-Neuve, Sarah Green. L’une est invitée par les communautés autochtones pour déguster de la viande de phoque fraîchement tué, le mouchoir en action pour essuyer le sang dégoulinant de ses doigts et de ses lèvres, nous expliquant son geste en signe de solidarité avec les chasseurs Inuits.

Son Excellence La Très Honorable Michaëlle Jean avait faim.

Michaelle Jean

 

Sarah Green, elle, est le rejeton d’une famille de chasseurs, déambulant sur un char de Noël à St-Johns, arborant fièrement un manteau de fourrure. La belle de 19 ans, fière de ses origines et de sa culture, dit ne pas regretter de porter de la fourrure et de soutenir la chasse aux phoques. Sa réplique fait suite à une photo d’elle, copieusement défigurée par un groupe de collégiens anti-chasse et postée dans le réseau Facebook. La jeune ambassadrice veut ainsi porter le flambeau des traditions de ses ancêtres et provoque, au passage, la colère des opposants à la chasse. 

 

Ce genre de militantisme de l’autre bord du fossé culturel, peut réjouir l'indécrottable sénatrice Hervieux-Payette qui depuis longtemps part en croisade pour réhabiliter la chasse aux phoques. Madame la sénatrice, nommée à son poste à vie, et donc non élue par le peuple, se targue tout de même de défendre les intérêts de la nation. Elle devrait, à ce titre, connaître le coût de cette chasse annuelle pour les contribuables qui subventionnent cette chasse.

 

Soyons bref au sujet des intérêts des Canadiens et des Canadiennes défendus par la sénatoriale dame: la chasse au phoque rapporte 7 millions net aux chasseurs et en coûte 60 millions aux contribuables canadiens. Madame Hervieux-Payette a decidé de rentrer dans l’Histoire par le mauvais portillon en appelant tous les gouvernements à appuyer et mettre en application une Déclaration Universelle sur le Prélèvement Éthique du Phoque élaborée par un groupe d’experts et scientifiques canadiens et américains. Nous sommes tous d’avis que les opinions des experts de madame la sénatrice sont à considérer avec tous les égards qui leur sont dus. 

 

L’examen de cette Déclaration est édifiant, il s’agit d’un droit de tuer; c’est sans doute la première fois dans l’Histoire qu’un texte de cette nature est formulé pour justifier l’abattage de millions d’animaux. Les rédacteurs de ce projet valent la peine d’être nommés ici: M. Charles Caraguel, est un vétérinaire français; M. Pierre-Yves Daoust est enseignant en pathologie; M. Bruce G. Hatcher occupe la chaire de recherche sur les écosystèmes marins à l’Université du Cap Breton. Janice S. Henke est une scientifique américaine ; M. Peter Irniq a été ministre du Développement économique du gouvernement des Territoires du Nord Ouest et sous-ministre au sein du gouvernement du Nunavut. 

 

On lit en substance, que « l’utilisation des ressources marines par l’homme est entièrement justifiée pour des raisons de subsistance, de tradition et de commerce.» Ces ressources englobent toutes les formes de vie ; l’animal y est réduit au statut de ressource, d’objet, le phoque est un produit, la vie animale avec toute sa dimension sensible, intelligente et complexe reste une commodité au service de la tyrannie des hommes. La notion de ressource est l’élément clef de cette déclaration de guerre contre l’animal, toute espèce confondue. Le reste du texte étant juste verbiage, il est bon que celui-ci ne fasse que 15 pages, car c’est décidément 15 pages de trop et à oublier, puisqu’elles nous renvoient à l’Âge de pierre. En fait, les animaux sont bien autre chose que de simples ressources exploitables. Notons que la Suisse et le gouvernement du Québec soutiennent cette Déclaration.   

 

Autre pirouette de Madame Hervieux-Payette, le 16 décembre 2009, le Sénat du Canada adopte une motion visant à démontrer son engagement à « préserver l'équilibre des écosystèmes, à promouvoir le bien-être animal et la protection des communautés humaines. » La Sénatrice réitère sa position que les êtres humains ont le droit d'utiliser les animaux lorsque c'est fait de façon éthique et durable. Tuer éthiquement et durablement, quel beau programme pour les générations futures !  

 

Mais retournons en Europe, où certaines requêtes et pressions auprès des instances européennes, comme vu plus haut, sont également le signe que les chasseurs et les politiciens qui les soutiennent s’agitent et s’inquiètent. Les militants et les sympathisants du mouvement de Libération animale forment une communauté qui fait peur; en effet, des groupes végétariens manipulent l'opinion publique pour financer leur idéologie. Pourtant, on peut douter que le référendum d’initiative populaire qui risque très fortement d’abolir la corrida en Catalogne soit le résultat des groupes végétariens dans un pays où la consommation de viande par habitant est la seconde au monde après celle des Américains.

Chasse à courre le cerf épuisé se réfugie dans une mare
chasse à courre

 

On peut douter aussi que le vieillissement de la population des chasseurs dont l’âge moyen est de 50 ans, contre 45 ans il y a 15 ans, en France, soit aussi le fruit de l’idéologie végétarienne. Les chasseurs voient leurs effectifs baisser et à ce rythme de défection et de vieillissement, un rapide calcul nous promet leur disparition au 21 ième siècle! Il est vrai qu’en France, la nature sauvage n’existe plus vraiment; l’aménagement du paysage a dévasté les dernières vallées, les derniers cours d’eau, les plus belles forêts et les dernières zones humides. La nature est maîtrisée, administrée tant et si mal que les animaux terrorisés par les chasseurs s’échouent dans les parkings de supermarché, les cours d’école, les jardins des habitants ou finissent sur les routes et fauchés par les voitures. 

 

Dans un de ses billets, Armand Farrachi, auteur et membre d’honneur et responsable du Collectif pour l’abolition de la chasse à courre, rapporte qu’un cerf fut achevé dans la cour d'un hôpital psychiatrique, devant des patients et un personnel ébahi et choqué. Ceci n’est pas un événement rare. Les chasseurs en France représentent 2% à peine de la population mais exercent une forte influence au niveau politique et leurs votes sont importants dans les régions; les politiciens le savent bien. Au sein de l’Assemblée nationale, les chasseurs ont constitué un groupe parlementaire qui rassemble 220 députés sur un total de 577, soit près de 38 %. Ils s’organisent dans les régions, les départements et les villes, et gare à ceux qui s’opposent à eux. Ils ont des soutiens politiques et en dernier recours ils ont des fusils… Les chasseurs à courre représentent guère plus que 0,01% de la population et les sondages sont en faveur de l’abolition de cette pratique de chasse.  

AR CHASSE

 

      Militants anti-chasse en réunion

 

Au même titre que la corrida, où un taureau dans une arène est blessé et épuisé jusqu’à sa mise à mort par une estocade, la bête des bois est traquée par des cavaliers en belle apparat qui galopent, avec autour d’eux des chiens de meute hurlant et flairant la piste. Tous poursuivent un pauvre animal jusqu’à son épuisement avant de le mettre à mort à coups d’armes blanches, à coups de poignards ou de lances. En Europe, ces pratiques cruelles se perpétuent au nom d’une tradition aristocratique vieille de plusieurs siècles. On peut cependant se réjouir que de telles traditions provoquent des actions organisées par des militants du mouvement de Libération animale et initient des projets de loi, soutenus par quelques députés courageux, demandant l’abolition de la chasse à courre, comme c’est le cas en France en ce moment.  

 

Sans doute, il ne s’agit que d’une question de temps pour faire passer à la trappe à ordures, la chasse aux phoques des Canadiens, tout comme la chasse à courre et la corrida des Européens, et autres obscénités dont le genre humain se délecte pour assouvir un plaisir morbide. Ce serait un premier pas. L’humanité n’a rien à gagner à conserver des pratiques cruelles et à les transmettre à ses enfants au nom des traditions. 

 

La Libération des animaux est l’examen de conscience qui définira cette humanité. 


Pour plus d'info:


1) Seal hunt opponents deface photo of Miss N.L.:

http://www.cbc.ca/canada/newfoundland-labrador/story/2010/01/07/nl-teen-miss-photo-107.html

2) La Déclaration Universelle sur le Prélèvement Éthique du Phoque: www.phoque.org

3) Collectif pour l’Abolition de la Chasse à Courre (CACC): www.abolitionchasseacourre.org



 

 
Par David Ruffieux - Publié dans : Société - Communauté : Défense Des Animaux
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Texte Libre

 

 

Le respect de l'homme par l'homme ne peut pas trouver son fondement dans certaines dignités particulières que l'humanité s'attribuerait en propre, car, alors, une fraction de l'humanité pourra toujours décider qu'elle incarne ces dignités de manière plus éminente que d'autres. Il faudrait plutôt poser au départ une sorte d'humilité principielle : l'homme, commençant par respecter toutes les formes de vie en dehors de la sienne, se mettrait à l'abri du risque de ne pas respecter toutes les formes de vie au sein de l'humanité même.

Claude Lévi-Strauss, Entretien avec Jean-Marie Benoist, « L'idéologie marxiste, communiste et totalitaire n'est qu'une ruse de l'histoire », Le Monde, 21-22 janvier 1979, p. 14.

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